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Le Shibari ou l’Art des Cordes

MAISON D'HÔTES HAUT DE GAMME ET CONFIDENTIELLE

Le Shibari ou l'Art des cordes

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Le Shibari est un art ancestral, qui désigne la manière d’attacher avec des cordes. Appelé également Kinbaku ou bondage japonais, cette pratique intrigue ou excite, dérange ou fait peur… mais laisse indifférent.

Quelles sont les origines de cette crainte ? Cet art est-il réservé aux pervertis, aux adeptes de la luxure, et au milieu underground ? Est-ce une pratique dégoûtante, humiliante ou violente ?

Le shibari n’est pas uniquement l’apanage de la communauté BDSM. Il s’agit avant tout d’un art noble qui possède des règles, qui dispose de techniques, et qui sollicite beaucoup d’attention à celui ou celle qui est attaché(e).

Shibari : définition

Le shibari est une forme de bondage qui n’a pas uniquement un caractère sexuel : cela implique « simplement » d’attacher une personne et de l’entraver à l’aide des petites cordes de jute tout en créant des formes géométriques avec ces dernières. Cette discipline japonaise demande de la concentration, la connaissance de règles de sécurité, de la pratique et surtout, du respect envers le modèle attaché.

Le Shibari puise son origine dans la société médiévale japonaise. Appelé Kinbaku, il s’agissait d’une technique utilisée par les militaires pour la capture, la torture et  le châtiment corporel des prisonniers. Le Shibari était donc uniquement pratiqué par une élite formée à cette technique et nommée Nawashi. Selon le statut au sein de la société japonaise, l’attache pratiquée sur le captif était différente et permettait au premier coup d’œil de distinguer les nobles, les samouraïs ou les gens du peuple. Dans la même idée, l’entrelacement des cordes et leurs motifs permettaient par exemple d’indiquer la raison de l’arrestation.

Finalement, la manière dont le Nawashi attachait le prisonnier et les cordes qu’il utilisait donnaient beaucoup de renseignements : son rang social, son crime, son sexe, son âge, sa profession…

Shibari

Vers le XVIIIe siècle, le Kinbaku entre progressivement dans les familles japonaises pour devenir une pratique sexuelle tout en restant un art discret. Ce n’est qu’en 1908, que le Shibari est reconnu comme un art à part entière. Toutefois, il faudra attendre les années 60 pour que cette technique s’expose au grand jour sous l’impulsion de John Willie (1902-1962), un photographe britannique adepte du fétichisme et du bondage.

Le Shibari ne se pratique pas de la même façon en Occident et au Japon. Si l’un et l’autre renvoient à la notion de contrainte et d’esthétisme érotique, la version japonaise tend vers une forme de massage qui s’apparente au Shiatsu, c’est-à-dire la stimulation de certains points d’énergie qui seront stimulés sous le passage de la corde. Elle se différencie également de l’Occident par sa contrainte psychologique et sa recherche de la douleur. Autre différence notable, les techniques japonaises utilisent peu de nœuds voir pas du tout, alors qu’en Occident les nœuds seront complexes. Pour les puristes japonais, les nœuds sont disgracieux et ne s’apparentent pas au bondage.

Il n’en fallait pas moins pour que cet art martial soit récupéré par le milieu BDSM, afin de parfaire les techniques de contraintes et d’humiliations érotiques. Mais attention, il ne faut pas confondre la communauté du Shibari et celle du BDSM. Même si elles s’entremêlent, chaque clan reste sur son territoire.  De même, dans le milieu du Shibari, il existe diverses familles : Ceux qui suspendent ou ceux qui travaillent au sol, ceux qui ne font pas de nœuds, ceux qui souhaitent un Kinbaku pur et proche de son origine, ceux qui pratiquent uniquement l’esthétisme sans le sexe, etc.

Comment pratique-t-on le Shibari ?

Le Shibari est un art martial avec des règles précises qu’il est préférable de connaître afin d’éviter tout accident.

Nous sommes tous un peu shibaristes : qui n’a jamais attaché les mains de son partenaire avec un bandeau de satin ou une ceinture pour quelques sensations supplémentaires sous la couette ? Mais entre le jeu amoureux et la pratique concrète du bondage, il existe un ravin.

  1. Il ne faut évidemment jamais pratiquer ces techniques sous l’emprise de drogues ou d’alcool. Imaginez un instant un karatéka, sous alcool, faire une démonstration.
  2. Ensuite, il convient de connaître les points sensibles du corps humain comme les nerfs radial (bras) et huméral (jambe). Écraser l’un de ces nerfs peux provoquer une paralysie du membre, au mieux temporaire au pire définitive.
  3. Le nœud coulant est également proscrit, le Shibari n’utilisant que des nœuds de friction, c’est-à-dire un nœud qui ne bouge pas et ne glisse pas sur la corde. C’est pour cette raison qu’il convient d’utiliser uniquement des cordes en chanvre ou en jute qui seront à la fois souples et robustes, avec un fort pouvoir de friction tout en restant « douces » au contact de la peau. En utilisant une autre matière, cela pourrait causer des brûlures en glissant sur l’épiderme, notamment le nylon.
  4. Il est également obligatoire d’avoir à portée de main une paire de ciseaux suffisamment robuste afin de couper les cordes en cas d’urgence comme dans le cas où le modèle est pris d’une crise de panique ou perd connaissance.
  5. Les cordes seront d’une longueur de 6 à 8 mètres et de 4 à 6 mm de diamètre ; elles peuvent être amenées à marquer la peau, mais ne doivent jamais l’entamer.
  6. Enfin, et ce point est primordial avant toute séance : il convient de discuter avec le modèle qui sera attaché(e), connaître clairement les limites de son consentement, et bien sûr, ne pas pratiquer d’actes non désirés, notamment pas de relation sexuelle sans consentement, et pas de suspension sans consentement.

L’attacheur doit être en permanence vigilant sur l’état psychologique et de santé du modèle : Tout en pratiquant son art, l’attacheur se doit d’établir une connexion invisible avec le modèle pour lui apporter un maximum de sensations et lui permettre de lâcher prise. Après une séance de Kinbaku, certains modèles ont besoin de temps pour revenir à la réalité et l’attacheur devra accompagner son partenaire avec beaucoup de douceur dans ces moments.

En conclusion, nous pourrions dire que le Kinbaku ou bondage japonais et une mise en avant du corps du modèle, et parfois une mise à nu des émotions de l’attaché et de l’attacheur.

Le Shibari est à la fois un art martial, une technique de massage, une forme de tantrisme ou de rite initiatique, voire hypnotique pour certains, et peut être également être sexuel ou érotique. Le shibari s’adresse à tous et ne s’apparente pas à une communauté définie et fermée. La pratique du  Shibari ne connait pas d’âge, pas de genre, pas de classe sociale et s’adresse à toutes les sexualités.

L'apprentissage du Shibari

L’enseignement de cet art est dispensé dans des écoles. Avec la libération des mœurs, de nombreuses écoles ont ouvert leurs portes un peu partout en France, et notamment dans les grandes villes.

L’enseignement est partagé par des professionnels ou des passionnés qui vous accueilleront avec plaisir. En poussant la porte d’une de ces écoles, ne vous attendez pas à voir des gens en cuir et latex avec des fouets, ou des psychopathes avides de sexe. Non, vous rencontrerez des hommes et des femmes sympathiques et en tenue de sport. Peut-être votre voisin ou votre collègue de travail voire votre patron qui préfère être attaché pour lâcher prise au stress. Vous serez surpris par le nombre de couples qui viennent apprendre et se détendre avec les cordes. Une école de Shibari n’est pas un club libertin ni un donjon.

Chez EpicuRooms, nous vous proposons une initiation au Shibari, en toute sécurité et en couple. Une séance durant laquelle vous découvrirez le ressenti des cordes sur votre peau, le sentiment d’abandon et de lâcher prise ou de frustration d’être privée de vos mouvements. Vous vous découvrirez attacheur… attaché…. ou les deux !

 

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